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HISTORIQUE

 

L'histoire d'Arzens

L’histoire d’Arzens remonte dans le temps aux gallo-romains, qui ont laissé des vestiges, villas, sarcophages, poteries, que l’on exhume fréquemment lors de labours dans les vignes ou les champs.

Aux Wisigoths, auxquels Arzens doit son nom : Terminum de Arsenchis.

Aux Cathares, puisque nous sommes dans cette région riche en foi cathare, entre Fanjeaux, Montréal d’Aude, Carcassonne, fief des Trencavel. Bernard d’Arzens participa à la controverse (disputatio) de Fanjeaux au cours de laquelle, l’ordalie fut favorable à Dominique de Guzman,
venu contrer cette hérésie avant l’Inquisition, et qui y a créé l’ordre des Dominicains.

Ravages du Prince Noir, guerre de la Ligue… le village fut assiégé, conquis, brûlé, rasé à plusieurs reprises et, en particulier, en 1590, par un voisin, le Duc Anne de Joyeuse…

On trouve encore les traces de l’incendie de l’église sur certaines poutres du clocher.

Quelques dates

Arzens, situé sur le versant Nord du massif de la Malepère, à une altitude de 181 m, était autrefois fortifié.

Le village était entouré de sodides fortifications défendues par de larges et profonds fossés remplis d’eau. Un vaste château fort, construit sur le roc, complétait la défense de la place. Un acte rédigé en 949 nomme déjà Arzens «Terminum de Arsenchis».

Dès le XIe siècle, la seignerie d’Arzens appartenait aux comtes de Carcassonne. Les comtes de Foix qui s’en emparèrent en 1702 la cédèrent en 1310, à titre d’échange, au vicomte d’Armagnac descendant de la branche des vicomtes de Fezenzaguet celle qui posséda les terres d’Arzens. Jean d’Armagnac, fils naturel de Jean II d’Armagnac, fut curé de la paroisse d’Arzens, puis promu au cardinalat et appelé à Rome. Reconnaissant des années passées à la cure d’Arzens, il procura à l’église la relique des deux épines de la vraie couronne du Jésus Christ.

Le 26 janvier 1565, le Roy Charles IX se rendant à Bayonne accompagné de toute la cour fit une pose à Arzens, dîna à la seigneuriale avant de poursuivre sa route.

Arzens connut des épisodes dramatiques à partir du XVIe siècle. En 1574, postérieurement à la paix de La Rochelle, les Huguenots se saisirent du village. En 1591 les Ligueurs se dirigèrent vers Arzens ; les assiégeants, après de durs combats emportèrent le siège. Le lieu fut forcé, les prêtres furent tués sur l’autel, le village et le château brûlés et rasés, l’église incendiée. Seule une tour du château encore existante a résisté à l’incendie.

L'église

L’église construite fin du XIIIe et au début du XIVe siècle de style languedocien est un bel édifice ogival. L’édifice primitif se composait de trois travées dans la nef, d’un chœur pentagonal à voûte ogivale et du clocher tour de forme carré à escalier en colimaçon.

Mentionnée comme paroissiale en 1251 dans les registres du Pape Jean XXII, l’église d’Arzens figurait déjà en 1269 sous son vocable de Saint Geniès. Elle appartenait à la collation ecclésiastique de l’Evêque de Carcassonne.

Une croix datée de 1649, encore présente à l’angle de la rue du Portanel et de la Promenade, porte l’emblème des coquilles de Saint Jacques, témoin du passage des pélerins vers Compostelle.

Reliquaire des Saintes Epines

Vers l’an 1335, le Comte Jean d’Armagnac fait don de deux Saintes Epines de la couronne du Christ à l’église d’Arzens.

Tous les ans les Saintes Epines étaient fêtées le 4 mai, jusqu’au XVIIIème siècle.

Pendant la Révolution, elle fut sauvée par le curé Mr Dégua, qui confia ce précieux trésor à Catherine Lacaze, Barthélémy Aybram et Jeanne Blanc pour éviter la tourmente révolutionnaire.

Le château

Château seigneurial mentionné dans un acte de 949, la seignerie d’Arzens appartient, au XIe siècle, aux Comtes de Carcassonne, puis aux comtes de Foix qui s’en emparent en 1072.

En1310, ils cèdent la demeure en titre d-échange au Vicomte d-Armagnac, curé, ensuite Cardinal, fut appelé à Rome et procura à l’église d’Arzens, la relique de deux épines de la « vraie couronne  ».

En 1591, après combats contre les Ligueurs, le château est pris, saccagè et brûlé par les troupes de Duc de Joyeuse, mais se releva rapidement.

Pendant la révolution, le château et ses dépendances furent confisqués.

Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de l’ancienne porte Pourtanel, la tour du château, les vestiges des anciens remparts et fossés qui entouraient le village du Nord.

Eléments protégés MH : les quatre façades et la fenêtre géminée dans le mur occidental.

Liste des maires

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